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[BG] Ralf Grinsky

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[BG] Ralf Grinsky

Message par Doomguy le Sam 22 Fév - 12:54

(Pour plus de lisibilité, j'ai utilisé un système de spoilers. Ca, et le fait que j'aime bien les spoilers. Bonne lecture!)


La Vie

Soirée Diapositive

Spoiler:
 

« Raaaaaalf ! Debout ! »
Le dénommé Ralf grogna, se frotta la tête avec ses mains, et se leva du lit de camp, installé dans un quelconque grenier éclairé à la lampe à huile.
« … Bordel... J'suis trop vieux pour ces conneries...

  • T'as la trentaine, arrête de râler. Tu pourrais être aussi vieux que le maire. »

Il soupira, et enfila son uniforme de gardien de la paix, avant d'allumer une cigarette pour la porter à sa bouche.
« On va l'avoir ce soir, donc ?, fit Ralf.

  • Si tu te rendors pas, ouais, lui répondit l'autre.

  • Pas de civils en visuel ?

  • Nan... Et puis, te connaissant, c'est pas un ou deux paumés qui t'empêcheront de me couvrir !

  • Mouais... »


Il regarda son collègue, qui lui souriait, et semblait avoir une confiance aveugle en lui.
Ce soir était le grand soir. Ils n'allaient pas coucher ensemble, non... Ils allaient mettre un terme aux agissements d'un tueur fétichiste œuvrant près de la fontaine de la place du marché. Pendant que son collègue jouait le rôle d'une jeune femme en robe pourpre, il allait se poster à une fenêtre isolée de tout, mais au meilleur angle de tir de toute la place...
Il avait la cible en vue, il pouvait voir l'elfe placer sa main sur son couteau, il pouvait presque sentir son souffle d'ivrogne sur son visage... Puis, une drôle de silhouette, puis une autre. Il abaissa sa lunette de visée. Une cinquantaine de civils alcoolisés s'amusaient à se bousculer et à faire le plus de bruit possible, recouvrant la scène de crime.
« Merde ! Clark, vire de là ! », hurla Ralf.
Il tira. Le lourd bruit de la balle propulsée à travers le canon du fusil le rendit sourd. Il observait les civils qui fuyaient, paniqué, dans toutes les directions. Parmi eux, le tueur.
Au sol, un cadavre. Une robe pourpre tachée de rouge.






« Alors, Grinsky ? Vous l'avez eu ? »
Il resta silencieux, tenant la plaque d'identité de son défunt collègue dans la main.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

  • Une bande de fêtards... Ils se sont pointés, et ont recouvert la cible et Steel. J'ai pas pu tirer... »


Il se leva, et déposa la petite plaque de métal. Il allait avoir besoin d'une cigarette. D'un paquet. Voir même de toute une cartouche. Et d'un grand verre de whisky.






Plusieurs années s'écoulèrent. Ralf Grinsky vengea son « frère d'arme » dans des circonstances mystérieuses, qui ne furent jamais déclassifiées, et qui disparurent en même temps que la cité de Stratholme. Entre temps, a-t-il épousé la Haute-Elfe Freylis «  l'Anomalie », de son vrai nom Esko, l'ex-voleuse et meurtrière qui lui servit d'indicatrice pour retrouver le meurtrier.






Il se précipita dans la chambre. Il avait été prévenu par le pouilleux du village voisin. Esko venait d'accoucher, la petite Raphaëlle était donc bien née, contrairement à ce que pensaient les médecins qui étaient venus à tour de rôle. Déjà avait-elle gagnée un surnom, exactement le même que celui de sa mère. L'Anomalie.






La petite Raphaëlle passa ses premières années à l'abri de tout ce qui aurait pu lui porter préjudice. Mais rien n'aurait pu la préparer au massacre de Stratholme par Arthas.
Rien n'est écrit, et seul Grinsky doit savoir, mais une rumeur dit qu'Esko Grinsky s'en alla pour Lune-d'Argent un jour avant qu'Arthas et ses troupes ne perpètrent le carnage, en emmenant avec elle sa fille. La suite est inconnue.



« Alors c'est comme ça que ça doit se finir... ? » Ralf regarda le tas de cadavres à qui il venait de mettre le feu. « Dans le sang et les larmes ? » Il se retourna, et fusilla du regard le jeune prince Arthas.
Il était maintenant certain que l'héritier n'était pas encore près, qu'il les mènerait droit dans le mur. Qu'il n'était pas digne de succéder au grand Terenas Menethil II.
Il alluma sa dernière cigarette, rechargea son fusil à pompe, et s'enfonça lentement dans les bois qui bordaient Stratholme. Il sifflait l'air de musique qu'ils chantaient, à l'armée, quand l'instructeur leur gueulait dessus... La fumée de cigarette disparu en même temps que l'adjoint Grinsky, au détour d'un buisson, à peine éclairé par le feu crématoire.




Le Fléau

Spoiler:
À écrire...




La Bataille de Gilnéas

Spoiler:
 

« Adjudant Grinsky, vous infiltrerez les lignes gilnéennes. Faites sauter leur artillerie de fortune, et donnez-nous un accès à la mer. Enfin, assurez-vous que les renforts de la Horde arrivent à bon port... Des questions ?

  • Négatif, monsieur.

  • Parfait. Rompez, que la Dame Noire veille sur vous. »








Grinsky activa sa toute nouvelle combinaison. Elle n'était pas parfaite, et un œil habile pourrait le repérer. Mais les gilnéens avaient pour troupes des soldats n'ayant que peu connu la guerre, des conscrits et des civils. Les renforts de l'Alliance étaient sensés arriver un peu plus tard, ce qui lui laissait le temps d'accomplir sa mission.
Les gilnéens avaient tout de même un atout : les worgens, bien qu'encore sauvages, étaient dotés d'une puissance phénoménale comparé aux pauvres humains.



Il avança prudemment, de buisson en buisson, jusqu'à atteindre la première position d'artillerie.
Une catapulte de fortune, faite de bois de récupération, et projetant de vieux tonneaux. Elle était gardée par plusieurs fusiliers.
Il approcha discrètement d'eux, le poignard à la main, une grenade dans l'autre.
Dans ces conditions, il fallait faire attention à tout. La moindre brindille, le moindre galet. Le plus petit bruit comme la toux ou la respiration pouvait compromettre la mission. Heureusement pour lui, il était mort, et donc délivré des conditions des vivants.
Un champ ravagé plus loin, il était enfin à portée. Il égorgea le premier archer, laissa tomber son cadavre au sol, avant de lancer la grenade au milieu des autres.
Elle éclata en projetant du sable de partout, mélangé au sang et aux chairs disloquées par la déflagration. Un morceau de mâchoire inférieure et quelques dents retombèrent sur l'épaule du réprouvé, avec le lot de sang qui les accompagnaient.



Un artilleur était encore en vie, et hurlait de douleur en tenant le moignon de sa jambe arrachée. Il cherchait de l'aide, quelque chose pour le sauver...
Grinsky se releva, fit craquer ses poings, et attrapa l'humain par le cou, afin de s'en servir de bouclier humain. Il poursuivit son chemin, entraînant avec lui le soldat humain qui perdait du sang à une vitesse considérable.
Arrivé près d'un tas d'herbes hautes coupées la veille, deux éclaireurs worgens traversèrent l'aurore et la brume, tandis qu'un carreau d'arbalète était tiré.
Le carreau traversa le crâne de l'humain, en lui arrachant un œil et une partie du crâne, en laissant couler la cervelle le long du bras de Grinsky. Le réprouvé laissa tomber le cadavre, et s'empressa de se mettre à couvert.
Les worgens le cherchaient, reniflaient autour d'eux, haletants. Ils le trouveraient, sûrement. Sauf s'il tirait le premier...
Il chargea son fusil, pour les mettre en joue. Son doigt tremblait, faute de chair. Quand il appuya enfin sur la détente, il fut déstabilisé par le recul auquel il n'était plus habitué depuis une décennie.
La volée de plombs vint s'écraser sur les deux Worgens, qui s'écroulèrent lentement, l'un après l'autre, dans une gerbe de sang et de chair déchiquetée. Malgré leurs armures et leurs réflexes, ils ne pouvaient pas survivre à ça. Personne ne pouvait survivre à ça.






Grinsky soupira. Longuement. La dernière batterie d'artillerie venait de voler en éclat, emportant avec elle les cadavres des rebelles.
Les troupes de la Horde allaient bientôt débarquer. Des vétérans du Norfendre s'apprêtaient à devenir des champions du cataclysme, en versant le sang de l'Alliance sur les côtes de Gilnéas.



La bataille de Gilnéas ne faisait que commencer.




La Bataille de Theramore

Spoiler:
À écrire...




Raphaëlle

Spoiler:
Doit corriger les phautes d'aurtografes...




L'Aube du Renouveau : L'Escouade 707

Spoiler:
Doit être remanié.




L'unité 849 (Attation. Gros pavé mal agencé au forum.)

Spoiler:




JOUR : 1 avant début de l'opération


Il rentra tard ce soir là...

« Bonne soirée, général ! » … La voix de Nhajan résonnait encore dans la tête du vieux général. Ralf Grinsky, de son nom commun. Le réprouvé posa son appareil dans la cour des ruines de Lordaeron, juste devant son bâtiment. Il retira lentement les clés de la machine, et mit pied à terre. Tout était allé trop vite. Raphaëlle qui revenait de nulle part, Brisecrâne qui le nommait général, Yiinda qui... Il secoua la tête en grommelant. Il refusait de penser à ça.


« J'suis un soldat, bordel... Rien de plus. ».


Le général gravit lentement les marches de l'escalier en pierre cassée, et se tourna vers la porte d'entrée. Quelqu'un visitait son appartement, à en juger les apparences. En effet, jusqu'à preuve du contraire, un mort-vivant n'a pas besoin de feu pour se réchauffer, et encore moins de se réchauffer tout court.


Il déverrouilla la sécurité de son bras bionique, et avança furtivement jusque dans le salon.


La cheminée, qui n'avait pas servie depuis une dizaine d'années, accueillait des braises ardentes, qui illuminaient la pièces. Les tentures se retrouvaient colorées d'orange, ce qui accentuait la sensation relative de chaleur qui se dégageait des flammes dansantes... Sur le canapé, une jeune femme. Environ un mètre soixante. Peau très pâle, également teinte par le feu... Une hypothétique longue robe bleue, à première vue, et une fleur, un lys de Stratholme, plantée dans la chevelure blanche qui se perdait sous les couvertures en fourrure, le tout relevé par un nez et des oreilles longues et pointues, qui lui rappelait quelqu'un, une silhouette familière...


Il fit claquer son bras, le verrouilla, et s'approcha sans bruit de l’intruse – qui n'en était pas vraiment une. Il approcha lentement son visage du sien, et sentit le souffle chaud sur sa peau bleue et glacée. Il la borda, remettant en place chaque couverture, chaque duvet, chaque couette et ajoutant même un oreiller. Tout en sachant pertinemment que le tout se déferait pendant la nuit, ce qui rendait la chose assez éphémère en soit...


Tout comme la vie.

« Papa ? »

La jeune femme se réveilla, lentement. Elle ouvrit au même rythme ses yeux gris, mués par la volonté d'avoir en face son père. Ou ce qu'il en restait.

« Je suis ici, Raphaëlle... Je ne sais pas ce que tu viens faire là, et sache que c'est tout de même un plaisir de t'avoir enfin sous mon toit. Mais... Dors, ma fille. Il est tard. », fit-il, de sa voix rauque.
Il retira les bretelles de son pantalon, et avança lentement, précédé de sa fille, jusqu'à sa chambre. Les morts n'ont pas besoin de sommeil, mais il aimait le confort relatif que lui procurait le lit double placé juste à côté de la fenêtre. Double, car il aimait toujours autant... Il alluma une cigarette. L'avant-dernière du dernier paquet, qu'il porta à sa bouche. Les morts ne respirent pas, c'est un fait. Ou plus autant qu'avant. Alors pourquoi fumer ? « Pour intoxiquer les vivants ? » Ça, non...
Il jeta le paquet en question sur sa table de chevet, et retira sa petite cravate noire, qu'il jeta dans la direction de son armoire... Il se retourna pour se regarder dans le miroir, les boutons de la chemise défaits, la peau bleue plus présente que jamais.
Qu'était-il devenu... Un monstre de foire. Une bête immonde. Tout juste bon à exécuter bien gentiment les ordres. Son seul œil encore valide tournait au blanc pourri, tandis que sa peau autrefois pâle de nacre s'était teinte du bleu glacé de la mort. La seule chose qui lui rappelait sa vie passée était son crâne dégarni. Par choix, il avait les cheveux rasés, pour la profession. Pour rentrer dans le moule. Le moule...



Il entendit du bruit derrière lui. Il se retourna, et se mit en position de combat. Poings serrés et jambes bloquées, il s'attendait à affronter un assassin de l'Alliance ou un quelconque super-soldat Gnome venu lui voler ses technologies. Dont il gardait soigneusement les plans dans l'endroit le plus impénétrable de tout Azeroth : sa tête.


Il s'était mit en tête qu'il combattrait à mort. Il se retrouva nez-à-nez avec la plus troublante des armes. Sa fille se tenait là, les cheveux en vrac. Elle l'avait tout de même suivi...


« Papa... Où est-ce que t'étais ?, dit-elle, avec la voix de ceux qui viennent de se réveiller pour poser les questions les plus stupides, les plus inutiles, les plus...














  • J'étais à Cabestan. Je suis mort, certes, mais ça ne m'empêche pas d'aimer boire un verre de temps en temps... Ça me rappelle quand ta mère et moi on-... »










Il stoppa net, et mesura l'étendue de sa connerie. Appréhensif, il s'attendait à provoquer un mélange de colère et de chagrin chez sa fille. Et, encore une fois raté, ce ne fut pas le cas.




« Maman ? … J'ai pas de souvenirs, de quand j'étais avec vous. J'étais trop petite. »




Il se passa la main squelettique sur la figure, soupira. Longuement.




« Ta mère... Elle était... »













Il s'arrêta, s'assit sur son lit, le visage plus tiraillé que d'habitude.




« Elle était magnifique. En tout point. Pas seulement physiquement... Pas que moralement... C'était une femme d'action, une véritable furie. Une anomalie. C'est comme ça qu'elle aimait se faire appeler... Comme toi. »




Il lui sourit, cigarette au coin de la bouche, l’œil brillant.




« La bière d'Austrivage... Ça me rappelle quand on allait là-bas, pour échapper au quotidien de Stratholme. Quand elle dansait toute la nuit, et que je la regardais. Elle était heureuse, elle souriait. Longtemps et-... »




Il se raidit, secoua la tête, cracha le mégot dans le cendrier, avant de lui lancer : « Va te coucher, ma belle. Il est tard... »













JOUR : 0










« J'vais pas tenir !! » … Une explosion. Des sirènes d'alarmes qui crissent, un copilote mort éventré à l'arrière, des flammes sur l'appareil, et un vieux général aux commandes, clope et sourire vicieux au bec. Il volait à basse altitude, pilonnant les positions Alliées sur la côte Sud de Krasarang à l'aide de bombes incendiaires.




L'odeur de chair carbonisée lui plaisait, et il ricanait à l'idée de pouvoir se parachuter au milieu des lignes, et d'aller-...




« Général ! On est touché ! On doit rentrer ! Faites sonner la retraite ! »













La voix du lieutenant Orc qui le secondait, depuis une wyverne, lui était parvenue depuis le gobophone installé dans le cockpit de l'appareil.




« Hors de question. Vous tiendrez votre position, ou mourrez pour Hurlenfer, c'est clair ?!














  • Mais, général ! On va tous y p-... »










Il entendit la wyverne hurler de douleur, se retourna, et constata que les ailes de la bête avaient étés arrachées par deux glaives elfes.




Il se demandait comment les tireurs avaient pu atteindre une cible à cette hauteur, avec une telle arme, et sans même les voir à travers le brouillard.




« Très bien. À toutes les unités. Rompez la formation. Retour à la base, exécution. Dites à Nazgrim que je m'occuperais personnellement de venger les hommes tombés aujourd'hui... Et qu'il ne m'attende pas pour dîner, je risque de rentrer tard. »













Il eut un rictus malin, et approcha en tonneau de la forteresse Alliée...




La carcasse de son appareil en feu s'écrasa sur un char de siège nain, avec une telle force qu'il explosa, libérant juste un morceau de chair et un œil qui volèrent et vinrent s'écraser à leur tour sur le sable chaud et fin de la plage de Krasarang.













Le général s'était éjecté et ricanait, en l'air, porté par son parachute. Il esquiva une balle de fusil, tirée depuis la tour de garde, au loin, puis une autre, et encore une autre...




Il cessa de rire au moment où ses pieds foulèrent le sol. Il dégaina ses deux couteaux, et se lança dans la mêlée. Un humain, géant, en lourde armure de plaque, le chargea en hurlant de rage, une masse à deux mains prête à l'écraser. Il se contenta de l'esquiver, comme il le faisait avec les balles, et de lui planter un couteau dans l'armure, de la faire tomber, et de taillader la peau désormais nue...




Il arracha petit à petit les chairs, les organes, laissant se répandre le sang de l'homme, qui était agenouillé, hurlant de douleur sous son casque de plaque.













Grinsky l'acheva, de sang-froid, d'un simple coup de fusil dans la tête, ce qui déchiqueta tout au niveau du cou, dans une volée de plomb, laissant s'étaler contre le sol des morceaux de cervelle, de dents, d'ossements, et un œil encore intact, en plus de l'habituelle chair arrachée et du flot incessant de sang s'écoulant depuis le cadavre, qui ne tarda pas à s'écrouler sur le sable doux et jaune...













Il se retourna rapidement, pour planter ses deux couteaux dans les yeux d'un nain qui le chargeait à son tour. Le nain hurla de douleur, presque comme suivant la musique de l'humain. Du liquide blanc mélangé à du sang gicla, et couvrit légèrement le visage de Grinsky, qui se retira en donnant un violent coup de pied dans l'estomac de son ennemi, avant de s'essuyer d'un revers de bras.





Le nain s'écroula sur le dos, gémissant, les mains sur les orbites, essayant en vain de stopper l'hémorragie. Le général aurait pu jurer qu'il avait planté ses couteaux jusque dans la cervelle du nain. Il avança à couvert, laissant l'hémorragie faire son boulot,esquivant un boulet de canon tiré depuis un bateau, au loin, en libérant ce sifflement caractéristique de la balle qu'on vient d'éviter. « Pas se soucier du coup qu'on entend... », se répétait-il dans la tête.





Le boulet en question s'écrasa plus loin sur une mage elfe de sang, ce qui lui avait arraché la jambe.




Elle se tenait le moignon, plaquée au sol, cherchant du regard son membre absent, et peut-être aussi du secours.



















Elle était jeune. Au moins assez pour paraître avoir l'âge de Raphaëlle... Même genre de coiffure. Même forme de visage. Même 'charme'...




Ce qui ne l'empêcha pas de finir broyée sous les roues d'un char de siège nain, en poussant un cri de détresse et de douleur effroyable, en étirant son visage de la manière la plus impossible qui soit, et en libérant son intérieur de tous les côtés...













Ralf secoua la tête, alluma une autre cigarette, et se cacha derrière une ruine fumante.




Était-ce donc pour ça qu'il se battait ? … Pour finir broyé sous les roues d'un monstre de métal ? Pour servir de chair à canon à des politiques véreux ? À des dirigeants sans cœur, sans pitié ? …




Il refoula cette idée de sa tête. Impossible de penser ça, après tout ce qu'il avait vu, senti, cru voir, cru sentir... Cru comprendre.




Il secoua à nouveau la tête, cracha sa cigarette, et en reprit une autre. Il profita du relatif calme pour rajouter une cartouche de plus dans le magasin de son fusil à pompe chromé, soupira en libérant de la fumée de tabac, et se jeta dans la gueule du démon en poussant un hurlement de rage.




Il déstabilisa deux soldats humains, qu'il abattit froidement à l'aide de son fusil, repeignant les murs de la forteresse de ce rouge et rose inimitable !













Il se cacha à nouveau, derrière les cadavres, attendant que les combats se terminent et que la nuit tombe. Peut-être arriverait-il à infiltrer la forteresse...








































JOUR : 1 après début de l'opération










Avec un peu d’appréhension, de courage, ou de témérité, il arriva à entrer sans se faire repérer dans la base de l'Alliance. Son objectif était clair, désormais... En effet, le Dimanche, les matelots ont pour habitude d'amarrer leurs navires de guerre. Le plus gros et le plus menaçant, d'après Hurlenfer, accosterait aujourd'hui même. Seuls quelques soldats et les officiers seraient encore à bord, ce qui lui permettrait d'entrer et de détruire ledit croiseur.










Il égorgea le garde posté sur le ponton, mettant sa main squelettique sur sa bouche, pour ne pas qu'il puisse pousser le moindre cri, le moindre soupir. Pas même la moindre larme, c'eut été trop rapide.




Il laissa tomber le corps dans l'eau, lentement, en silence... Avant de se précipiter à l'intérieur, le mode furtif de sa combinaison enclenché. Le vieux général s'avança discrètement derrière une humaine en petite tenue, qui ressortait du bureau du capitaine.




Ralf aurait pu cracher de dégoût, s'il ne fallait pas rester camouflé dans l'ombre. Il s'étira, tout en continuant d'observer la démarche... singulière de la jeune femme. Il secoua la tête, réprima un juron, et continua.

Il alla directement dans la cale, poser le sac d'explosifs, mélange de poudre à explosion et de pétrole raffiné. Dans le but de préparer sa fuite. Puis, sans trop savoir pourquoi, il eut envie d'aller explorer ce navire...





Il était maintenant dans la cabine du capitaine, qui s'était roulé dans les couvertures, et dormait d'un air bovin, la bouche grande ouverte, le sexe en avant. C'est à peine s'il avait la langue qui pendait...




Grinsky désactiva son mode furtif, fit tournoyer ses dagues et... Se prit ce qui ressemblait à une rafale de plomb, dans l'épaule gauche, et dans la colonne vertébrale. Son sang violet gicla et s'étala contre la vitre teintée bleue de la cabine, et aussi sur la couverture de l'humain, et il poussa un râle rauque, comme celui d'une bête sauvage qu'on abat au dépourvu.




Il se retourna, sang dans la bouche, laissa se planter les couteaux de combat dans le sol, et constata...




« T-t-t... T... Toi ? … J'vais te bouffer. »




Grinsky rassembla assez de force pour sauter à la gueule du marin, qui tremblait de peur. Il lui arracha la jugulaire d'un coup de dents, et griffait d'une main jusqu'à la chair le corps de l'homme, qui s'était écroulé de douleur, et qui tentait de se débattre. Le vieux soldat desserra les dents, faisant tomber deux morceaux de chair humaine, détachées l'une de l'autre, et observa sa victime. Un matelot d'une quarantaine d'années, avec une grosse moustache, et un gros bidon...




Le capitaine s'était réveillé mais, couard comme il était, s'était surtout réfugié sous sa couette, feignant de n'être qu'un amas de coussins.




Ralf fit volte-face, dans sa direction, dégaina son arme, et déchargea les deux cartouches sur lui.




Il hurla de douleur, sembla chercher des mains un moyen de s'échapper, et mourut en poussant un long soupir.




Le général cracha, laissa tomber son fusil, activa son mode furtif, et s'en alla aussi vite que possible.




Il n'était pas affecté par une quelconque douleur. Son bras droit étant le bras bionique, tout en métal... Seule sa colonne vertébrale semblait être atteinte. Mais dans le feu de l'action, rien ne l'empêcherait de faire sauter ce bateau, et de rentrer chez lui.










Rien. Sauf peut-être une légion complète de soldats de Hurlevent, soutenue par plusieurs chars de sièges et d'une compagnie de lanceurs de sorts.

« Soldat de la Horde ! Mettez les mains sur la tête, et plaquez-vous au sol ! »




Grinsky mit son seul bras valide devant ses yeux. L'immense projecteur, pire qu'un phare, irradiait dans sa direction, le tout accentué par le filtre de lumière des lunettes qu'il portait.




Il détourna la tête, attrapa le détonateur qu'il avait à sa ceinture, et se propulsa en arrière, en évitant de justesse une roquette LGAG qui vint s'écraser contre la coque du navire de guerre.




Il se releva lentement, se prit une balle dans la jambe gauche, alluma une cigarette, qu'il porta à sa bouche, et se remit en marche, la douleur plus intense que jamais, jusque dans la cale.










Il s'effondra, caché contre deux tonneaux. Il attendait que le plus de soldats ennemis montent à bord... Il entendit des ordres en commun, et aperçu une dizaine de fantassins descendre les escaliers menant à la cale.




Ralf sourit, nerveusement. Il déroula lentement un petit bout de parchemin, contenant ce qui semblait être le portrait d'une haute-elfe. Il claqua des dents, ça y est. Il n'en avait plus pour longtemps.




Il contempla, une dernière fois parait-il, le visage de celle qui fût sa femme, de son vivant.




Ce nez fin, ces longues oreilles pointues, ces yeux emplis de ce regard...




« Esko... », soupira-t-il, en crachant la fumée de sa cigarette... Ce qui ne manqua pas d'alerter les soldats.










Il se releva difficilement, et leur fit face.




Il les regarda droit dans les yeux, il leur faisait peur, n'importe qui aurait pu le deviner.




L'un poussa un cri de détresse, un deuxième fit un bond en arrière.




« Vous me cherchiez, jeunes hommes ? », dit le vieux mort-vivant, avant d'appuyer sur le petit bouton traditionnellement rouge du détonateur.




























Il rouvrit l'oeil. Il avait mal. Très mal. Il ne sentait plus ses jambes... Il était couvert de sang, sa peau était carbonisée... Il avait fait un sacré vol. Il s'était retrouvé sur la plage de Krasarang. Il leva légèrement sa tête masquée d'un peu de sable et de sang, pour contempler...




La halte de la domination était sauve. Il avait accompli sa mission.




Il aurait aimé saluer une dernière fois. Pouvoir aplanir sa main, plaquer le tranchant de l'index sur son front, le pouce sur la tempe, le bras plié.




« Pour le Roi... Pour le chef de guerre. », conclut-il.





JOUR : 5 après début de l'opération







Kathyr appliqua les bandages. Ça ne servirait à rien, mais... À rien, même pas à la consoler.




Consoler de quoi ? … C'est vrai. Ce n'est pas comme s'il avait été présent durant sa jeunesse. Comme si...




Elle passa sa main gantée sur le torse ravagé de son père. La déflagration avait déchiquetée le bras bionique, le bras de chair, et avait fait s'arracher l'abdomen et les jambes.




La mâchoire inférieure avait disparue, et l’œil autrefois blanc s'était teint en noir.




Des traces de morsure au visage faisait acte du traitement que lui avait infligé les poissons.










Elle sentit une main musclée passer dans son dos, une main qui se voulait réconfortante.




« Il a accompli sa mission... Je... Sa mort était prévue. Et il a accepté de-...





  • De claquer bêtement comme le troufion de base ?! Et être oublié de tous, comme ce connard de Laonrir ?! 


  • Tu sais ce qu'aurait dit ton père ?


  • Je vois pas le rapport !


  • … Que les vrais héros ne naissent pas en public. Qu'il n'en a jamais été un, et qu'il n'en serait jamais un. Qu'il n'était qu'un vieux tueur.»












Elle sanglota, et se retourna, pour se retrouver nez-à-nez avec Yiinda Aurore-Naissante.




Cette dernière s'était parée de son énorme armure de plaque dorée, mais avait retirée ses gants, laissant apparaître ses avant-bras puissants et ses mains musclées. Son visage habituellement grave, fermé, stoïque, s'était métamorphosé. Elle avait les yeux rougis, elle aussi...




« J'suis désolée, Raphaëlle. »




Elle posa sa main sur son épaule, et s'en alla, laissant la jeune femme... Faire ce qu'elle avait à faire.










La nécromancienne laissa son visage s'inonder de larmes chaudes et salées. Elle en vint à s'affaler sur le cadavre, le serrant contre elle, posant sa tête contre la sienne, en ne cessant jamais de pleurer.




Elle aurait aimé qu'il pleuve... Qu'il y ait une certaine affinité entre le monde pour lequel il se battait, et lui. Entre sa nation, et sa destinée. Entre le vieux royaume de Lordaeron, et le vieil adjoint Grinsky.




Certes, il l'avait abandonné très jeune. Certes, il avait tenté de la tuer à plusieurs reprises... Certes, il n'était plus qu'un amas de viande putréfiée, et plus encore maintenant.




Certes... Elle le ramènerait. Quoi qu'il arrive. Quoi qu'il en coûte.










JOUR : 6 après le début de l'opération










Yiinda entra dans la salle où le corps de Grinsky était entreposé, en attente d'une sépulture décente.




Elle trimbalait avec elle une énorme machine, un monstre d'acier, surmonté de scies à os, de seringues et d'autres instruments de chirurgie.




La dernière volonté connue de Grinsky était toujours la même : servir le Roi de Lordaeron, même dans la mort.





Ainsi soit-il...



Elle soupira, et enclencha l'interrupteur en levier de la bête.

Des crissements, des vrombissements, des grésillements... En peu de temps, la machine refaçonnait la chair, recréait le corps, allant jusqu'à arracher les dernières parties organiques du corps.




Le vacarme ne cessa qu'au bout d'une demie-heure. La templière s'approcha, méfiante, et toucha du bout des doigts le corps métallique, froid, sans vie... La chose s'anima. Les orbites des yeux s'allumèrent. Et c'est d'une voix synthétique que la monstruosité dit :







« Unité 849 : Opérationnelle. En attente des directives. »





(Je posterais la suite quand j'aurais le temps. Et qu'il y a aura d'autres pavés à jeter dans la marre.)
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Re: [BG] Ralf Grinsky

Message par Cathelineau le Jeu 27 Fév - 22:26

J'adore Grinsky !!!

J'aurai droit à un cameo dans ses aventures ? Normalement il a croisé un drôle de messager il y a fort longtemps ;p
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Re: [BG] Ralf Grinsky

Message par Doomguy le Ven 28 Fév - 0:30

Sélestat Cathelineau arrivera dans le prochain chapitre! :p
Mais chuuuuut... C'est comme un spoiler, ça.
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Re: [BG] Ralf Grinsky

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